Plus que deux !
Plus que l'histoire, demain matin et sanitaire et social, vendredi. Et j'aurais fini mes examens ! Et c'est pas dommage. Enfin pour les exams, parce que pour les cours, je m'éclatais et j'aurais bien rallongé un peu.
Lundi, c'était français. 4h dans l'amphi qui fait mal au dos, et aux yeux. Pinaise, le néon carré des années 80, ça n'éclaire rien. Impossible de savoir si j'ai bien bossé, parce qu'une dissertation, ce n'est jamais tout bon ou tout faux. Comme d'hab, je suis à la limite du sujet parce que "cerner une problématique au plus près" c'est vraiment pas fait pour moi. Pour ça il faudrait que je sache me canaliser, mais comme j'ai toujours mille idées et des tas de trucs à dire... Il fallait dire si "l'écrivain doit être observateur ou visionnaire". Bah ça dépend, des fois "oui", des fois "non", pis des fois "les deux". Pis on donne un rôle à l'écrivain alors que ce n'est peut-être pas en accord avec son propos de départ. Pis si ça se trouve, c'est l'interprétation du lecteur qui en fait un visionnaire, alors que l'écrivain ne faisait qu'observer.... Voilà, ça vous donne une idée des noeuds dans ma tête, au moment de la dissertation.
Vas-y, jette tout ça sur ton brouillon et fais le tri pour essayer d'écrire un truc cohérent !
Ce matin, c'était anglais. Et j'ai découvert comment flinguer ma moyenne de l'année, en 3H. C'est très simple. Il suffit de perdre des mots, ou de les mélanger pour faire des phrases qui n'ont plus aucun sens. Passer 30 minutes à chercher des fichus synonymes introuvables, dans un texte, avant de se dire qu'on peut passer à l'exercice suivant, c'est pas mal aussi.
Dans ma dissert, et bien sûr je me suis rendue compte de mon ânerie une fois sortie de la salle, j'ai écrit :
- Il faut faire des gâteaux-maison DONC les acheter au supermarché.
Au lieu de dire :
- Il faut faire des gâteaux-maison AU LIEU DE les acheter au supermarché.
Et j'ai fait ça pour plusieurs phrases dans ma dissert, qui n'a donc aucun sens. Enfin peut-être sur Mars. J'ai une chance de récolter des points si je suis corrigée par un martien !
Allez savoir pourquoi, j'ai tout mélangé. Le pire, c'est que j'étais convaincue, au moment où j'ai écrit tout ça. Pis, en sortant, pouf, la lumière fut !
Pour la traduction, j'ai fait "à la louche" quand je ne comprenais pas le sens de la phrase. Quelle idée aussi d'avoir des expressions qui ne veulent rien dire en français. Ces English, faut toujours qu'ils ne fassent pas comme tout le monde !
C'est pas grave. J'ai juste mangé mes points d'avance, en anglais.
Pour demain, je joue à la loterie, un peu. Le dernier cours, sur l'économie mondiale, le G20, le FMI et
tous leurs copains qui parlent de sous et de commerce, refuse obstinément de rentrer dans ma tête. Je vais essayer de la relire ce soir, avant de dormir. Mais j'ai quand même de gros doutes,
parce que ça fait 3 semaines que le zhumain me rabâche les dates et tout, et que je n'ai retenu que "Conférence de Bretton Woods, juillet 1944".
Normalement, il y a deux sujets.
- Une dissertation.
- Une étude de documents + mini-dissert ( 3 pages minimum, ils appellent ça "mini-dissert").
Donc, si ce cours tombe pour l'un ou l'autre sujet, j'aurais toujours le second pour m'en sortir !
Vendredi Sciences sanitaires et sociales. Et ensuite... On attendra le 14 pour avoir les résultats.
Ce midi, j'écoutais certains étudiants parler. Certains se réveillent maintenant, et réalisent que leur
future école sélectionne sur dossier. Il serait temps de s'en inquiéter, en effet. M'en fiche, moi je n'ai pas besoin d'une mention pour aller en licence. Il y a un mois, je ne savais même pas
qu'il existait des mentions pour le DAEU... Avant, justement, d'entendre d'autres étudiants s'en inquiéter.
D'autres s'énervaient, parce qu'il y a de fortes suspicions de tricheries. Il paraîtrait que deux ou trois étudiants se sont arrangés pour se refiler des feuilles de brouillons, avec des références en français. Bah, on s'en fiche ! Ce n'est pas un concours. Même si quelqu'un l'obtient en trichant, ça ne change rien pour les autres.
C'est dingue comme le stress est communicatif.
Il faut dire qu'on nous a laissé mijoter aussi. Normalement, les épreuves commencent à 9H. Il faut donc être là, à 8h30. Mais comme il y a pleins de monde, qu'ils ne sont pas très nombreux (profs et autres personnes chargées de surveiller), on a commencé à 9h30, lundi.
1H, à regarder les uns se ronger les ongles, les autres gigoter leur jambe, d'autres encore se tordre les mains. J'étais arrivée cool, mais j'ai fait éponge et j'ai pris tout leur stress.
Du coup, ce matin avec deux autres étudiantes, on a décidé de ne pas rester devant l'amphi. On est allé boire un café, en restant bien à l'écart. Quand la plus grande partie de la foule était rentrée, on est allé se placer dans la file pour montrer patte blanche. Du coup, entre le moment où on est entré et le début de l'épreuve, je n'ai pas récupéré le stress des autres.
Remarquez, maintenant que j'y pense, j'étais peut-être trop cool. Peut-être que c'est à cause de ça que mes neurones ont mélangé tout mon shakespearien, que j'ai mis des mois à apprendre...
Mon GrandTroll était malade ce matin. Enfin, malade. Il avait un gros mal de tête qui le rendait tout pâle. Son collège gagne, encore une fois, la médaille d'or de la communication. J'ai appelé à 7h30 pour dire qu'il était malade. On m'a appelé une heure après pour me signaler qu'il n'était pas en cours ! C'est toujours mieux que la fois où ils m'ont appelé pour me signaler qu'il était absent, alors qu'il était en classe. Vas-y, fais ta crise cardiaque en imaginant ton fils sanguinolent sur le bord de la route. Alors qu'il est tranquilou sur sa chaise, face à sa prof !
L'informatique pour gérer les absences, je veux bien. Mais ça fonctionne mieux quand on clique au bon endroit !
PtiTroll est content, il a mangé à la cantine et, pour une fois, il a aimé. Enfin, surtout la pastèque et le yahourt. Mais c'est déjà ça. Mais c'était un peu nul, quand même, parce que son super copain est malade, pour une fois qu'il aurait pu manger avec lui, à la cantine. Désolée d'avoir des examens, pile quand ton copain tombe malade ! Mais il a bien pensé à dire à sa maîtresse qu'il fallait appeler son père, et pas sa mère, si jamais il était malade. Parce que sa mère à des examens. Il est prévoyant cet enfant ! J'imagine bien la tête de son instit quand il lui a livré cette information capitale !
A part ça, il pleut, c'est nul, ça fait frisouiller les cheveux (oui, je suis encore dans ma période superficielle et futile) et ça donne froid ! Mais la bonne nouvelle c'est que, demain matin, je n'irai pas sous la pluie. Comme le zhumain a un chantier juste à côté de ma fac, il a modifié ses horaires pour me déposer en voiture. C'est cool, la vie !
Maintenant, j'ai hâte d'avoir passé l'été et d'entamer la licence et d'apprendre pleins de nouveaux trucs. Et je vends la peau de l'ours avant de l'avoir tué, si je veux.
Et je rigole toute seule, parce que ma soeur fait son dernier stage de future instit et qu'elle expérimente la joie de voir 27 paires d'yeux qui regardent la stagiaire avec l'air de dire " Bah, la maîtresse, elle fait pas comme ça, d'abord !". J'attends le moment où ils vont commencer à être à l'aise avec elle, et se comporter comme ils le font avec leur vraie maîtresse. Je sais, c'est vilain... Mais plus je l'écoute parler de ses examens, de ses cours, et tout. Et plus je me dis qu'il y a vraiment un souci. En théorie, préparer une séquence, ça va. Mais pinaise, on leur apprend ça comme s'il n'existait que des classes de 20 bisounours. Et, ensuite, à l'oral, on leur demande " Et si vous avez une classe de 30, comment faites-vous ?". Mais comment veux-tu qu'elle le sache ? 3/4 pauvres stages, la plupart en binome ou avec l'instit présent, et avec un travail super orienté sur le futur mémoire à rendre. On lui apprend à faire des groupes de travail. Pis après, on vient lui dire que les groupes, à gérer, c'est pas évident. Bah oui, mais ça tu ne le sauras qu'une fois que tu auras ta classe et que tu sauras quels nains tu dois gérer. La théorie c'est bien joli... On devrait envoyer les futurs instits comme avs, pendant 1 an, tiens. D'une part, ils verraient différentes façons de bosser, différentes classe, tout ça. Mais, en plus, avs, ça permet aussi d'être en retrait et d'observer. Comme ça, la deuxième année de master, ils pourraient faire des stages pour apprendre à gérer une classe, sans avoir à tout apprendre et à tout observer d'un coup !
Oui... Je sais...Un jour, j'irai vivre à Utopia !
C'est pas tout ça, mais j'ai gouvernance économique mondiale à lire avant de dormir. Et ça me motive
presque autant que de marcher sur des oursins !
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