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Une pestouille à l'école !!!!

Troublant...

12 Avril 2011, 21:47pm

Publié par Une pestouille

D'abord deux petites vidéos. Bien sur, ce n'est qu'une partie des difficultés liées à ces troubles neurologiques, mais je les trouve bien faites..

 


 

 

Dyspraxie from adrien honnons on Vimeo.

 

Aujourd'hui, élève2 était pénible, enfin disons particulièrement pénible. Dès que je demandais à un élève de ne pas crier, il faisait exprès de le faire. Si je disais de ne pas chahuter dans le rang, il le faisait automatiquement. Je me suis donc fâchée (Et je commence à en avoir marre de me fâcher). Mais pendant que je le disputais, il m'a dit une chose assez bizarre.


- De toute façon, je ne te crois plus, tu dis que je travaille bien quand c'est pas vrai et tu dis que je peux faire des trucs alors que je ne sais pas.


Comme ça n'avait aucun rapport avec notre discussion, je lui ai demandé de m'expliquer. Au départ il a refusé, mais j'ai fini par lui tirer les vers du nez.

Et bien figurez-vous qu'on en revient au point zéro de notre relation AVS/élève. Il ne me fait plus confiance.

Il se trouve que je le pousse à essayer de faire de son mieux, et parfois, il n'y arrive pas aussi bien qu'il le voudrait. Mais en plus, lorsque je le félicite pour un 6/10 en conjugaison (qui est juste une matière tout droit venue de l'espace inter-sidéral), sa maman lui dit, de son coté, que c'est un résultat moyen. Si je lui dit de faire son cartable tout seul, parce que je sais qu'il en est capable, pour peu qu'il essaie vraiment de s'organiser. Ses parents, de leur coté, lui disent que "non", ils préfèrent que je vérifie parce que sinon leur fils va tout oublier. Comme s'il n'était pas capable de mettre son livre de français dans son cartable quand il y a écrit "relire la page 168" sur son cahier de texte. Evidemment, je supervise et si je me rend compte qu'il oublie une leçon,je lui demande de façon détournée s'il a bien pensé à vérifier sa pochette bleue.  Et je fais semblant de ne pas voir qu'il y rajoute une feuille. C'est aussi un moyen de l'amener à plus d'autonomie et de lui donner confiance en lui. Mais non, les parents continuent à saboter tout le travail fait en classe. Et là, ce soir, j'en ai ras le bol !!!

Parce que la confiance, c'est MON OUTIL DE TRAVAIL !!! Si je n'ai plus sa confiance, je ne peux plus travailler, c'est aussi simple. Il y a des élèves qui ont besoin de cadre, d'autorité ou de dialogue. Elève2 a besoin de confiance.

 

Voilà, je suis très très très fâchée et l'enseignante va convoquer les parents, une nouvelle fois. Il faut vraiment qu'on arrive à les convaincre de nous suivre. Le problème c'est qu'ils ont du mal à nous croire.

Quand on leur dit que leur gamin est fatigué, ils trouvent toujours une raison; l'hiver, le changement de saison, le changement d'heure, une soirée en famille.... Mais punaise ouvrez les yeux !!! Il est fatigué parce qu'il est dyspraxique, donc plus fatigable que les autres gamins, mais qu'il a quand même un agenda de ministre !!

Par contre, si on leur dit que c'est normal d'avoir eu quelques oublis lors d'une évaluation alors qu'il connaissait son verbe "être" par coeur (et que d'autres élèves ont eu aussi des oublis), là non. Là, c'est un manque de travail de la part de leur progéniture qui est, bien évidemment, un tir au flanc.

Alors, moi, je ne sais plus. Je lutte à longueur de temps. J'ai ramer comme une dingue en début d'année pour qu'il me fasse confiance, qu'il m'écoute, qu'il suive mes conseils. J'ai bossé chez moi, parfois tard, pour lui fabriquer des fiches plastifiées pour l'aider en maths. J'ai parlé et reparlé de tout ça en équipe éducative...

Et au final, je pourrais tout aussi bien parler au mur...

 

Mais comme je suis têtue, coriace et que je n'ai pas dit mon dernier mot.... Elève2 n'a pas fini de m'entendre lui rappeler qu'il est capable de faire les choses, qu'il est plus intelligent qu'il le croit et que MOI, j'ai confiance en lui !!!

Il faut juste que j'arrive à ne pas mordre ses parents lors du prochain rendez-vous...

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M
<br /> <br /> Et en leur expliquant que, le plus souvent, les dyspraxiques, étant donné qu'ils doivent mettre en place des stratégies de vie quotidienne et d'apprentissage différentes, pas évidentes et<br /> lourdes,leur enfant a sans doute une intelligence et une sensibilité au dessus de la moyenne (si c'est le cas) ça ne leur permettrait pas de voir en positif ce à quoi ils affectent un signe<br /> négatif?<br /> <br /> <br /> En tout cas, on courage, la lutte contre les parents d'élèves c'est bien la perte d'énergie la plus flragrante de ce métier.<br /> <br /> <br /> <br />
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U
<br /> <br /> Nous avons essayé en début d'année de leur expliquer que leur fils n'avait pas exploité tout son potentiel et qu'il était capable de beaucoup de choses. Rien que ça, le père a mal réagi. Il le<br /> compare à ses frères, sans cesse. En résumé, si son fils a des capacités non exploitées, ce n'est pas parce qu'il a besoin de temps mais parce qu'il est plus fainéant que ses frères (et<br /> accessoirement parce que sa mère le couve). Sur le papier, il est dyspraxique. il fallait un nom, un cadre, pour le dossier. En réalité, sa maman a attrapé la toxo pendant la grossesse et il<br /> cumule les dys. Mais il a une marge de progression importante et les capacités pour y arriver. il est intelligent, vif... Et cette année, pleins de choses se sont mises en place. Mais le père<br /> continue à le voir comme un échec et la mère ne dit rien parce qu'elle culpabilise, donc elle met la pression pour que le gamin soit à la hauteur des exigences du père. Tout le monde pète un<br /> cable à l'école, jusqu'à la directrice, mais le père n'entend rien.<br /> <br /> <br /> C'est dingue, quand même, de devoir lutter contre les parents. Tu as raison, quelle perte d'énergie, et de temps aussi...<br /> <br /> <br /> <br />
D
<br /> <br /> oh là là, mais tu marches sur des oeufs, y a pas un moyen de détourner les parents, de manière sournoise, les emmener a ce que les propositions ou les constats que vous faites, viennent d'eux,<br /> car ils sont coriaces , c'est pas chouette pour élève2, et puis qui croire?Que sait on de ce qu'ils disent au gamin, je ne comprends pas, c'est bien un médecin qui leur a annoncé le diagnostic,<br /> ils l'ont écouté( je préfère dire "ecouter", car entendu, j'ai un doute sur ces parents, peut etre me trompe je )<br /> ensuite l'idée de l'aider de l'accompagner on leur a pas imposer, car personne ne force des parents a prendre une AVS et PPS, ils doivent signer donc donner un accord. Un moment donné, il faut<br /> leur mettre la tête dans le caca, quand il y a une réunion éducative, ils sont bien présents, s'ils estiment que elève2 soit tire au flanc, pourquoi une avs, pourquoi un PPS, puisque eleve2 n'a<br /> pas d'handicap, mais juste un enfant qui ruse.Oui ne lâche pas.Heureusement que tu es une pestouille entêtée.<br /> <br /> <br /> <br />
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U
<br /> <br /> En fait, c'est plus compliqué. Ils ne considèrent pas que leur fils n'a pas de handicap. Ils considèrent que leur fils ne fait pas d'effort pour surmonter son handicap et s'adapter comme il le<br /> devrait. ce qui dans un sens est pire que le déni, parce qu'ils manquent de confiance en lui mais en plus le dévalorisent en se comportant de cette façon. A chaque équipe éducative, c'est le même<br /> débat (et encore il parait que le père a avancé sur le sujet), une AVS accompagne l'élève dans la prise en charge de son handicap. Mais je ne peux pas lui apprendre à ne plus être handicapé, il<br /> sera toujours dyspraxique même s'il apprend à contourner les troubles les plus génants. Et ce n'est pas en lui mettant la pression qu'on y arrivera ! De toute façon, il parait que ce n'est pas à<br /> la famille ou à l'école de s'adapter au handicap, mais à l'élève (dixit le père qui ne compte pas diminuer les activités extra-scolaires, ni adapter l'emploi du temps de la famille). Enfin, j'ai<br /> passé le relais à l'enseignante (parce qu'il parait que je suis loin d'être diplomate... :) ) et crois moi, en ce moment, il ne faut pas trop la chercher sur ce sujet, alors ils ont intérêt à<br /> entendre...<br /> <br /> <br /> Pour ce qui est de croire l'enfant ou les parents, je sais qu'il en rajoute parfois. mais sa fatigue n'est pas fainte et j'ai entendu plus d'une fois les parents dire qu'il aurait pu mieux faire.<br /> Donc, même en gardant une réserve, je préfère qu'on en parle encore avec les parents, quitte à jouer les chieuse..<br /> <br /> <br /> <br />